Randonnée pédestre à Chadecol (bis repetita)

Il en a fallu de l'énergie afin de se retrouver 4 humains et un chien au départ de cette marche pèlerine faite une 1ère fois au temps où nous étions une vingtaine (19 humains de divers pays et un quadrupède du genre canis et au nom évocateur de calendes grecques... en octobre 2024).

Aujourd'hui c'est Filou le canis qui remplace Kairos. La Loco est engagée dans le Festival des apéros de Blesle et on pensait que c'était une bonne idée de coupler notre rando mensuelle avec les concerts. Les uns et les autres avaient des multitudes d'activités prévues ce lendemain de 15 août et c'est ainsi que Véro et Laurent ont répondu présents sans rechigner. Jean-Paul et moi avions pourtant mis les bouchées doubles pour que ce soit une belle journée de rencontres (nous avons semé des graines pour la prochaine fois...) Et ce le fut, car nos échanges furent variés et parfois très personnels pendant que Filou naviguait entre nos duos (non musicaux) rieurs et un peu mélancoliques.

La montée est exigeante comme on dit sauf apparemment pour Laurent dont les bottes de 7 lieues n'en ont fait qu'une bouchée. Heureusement que nous trouvons un prunier pas si sauvage que ça, plein de reines Marie-Claude! (Nous ne manquons pas d'avoir une pensée à la reine des fleurs et spécialiste des impatiences du Tibet). 

Arrivée sur le plateau de Chadecol

L'ascension jusqu'au plateau de Chadecol n'a laissé personne sur le carreau et une fois autour de la table d'orientation, on peut faire le tour du pays, du Signal du Luguet au Montfouat arpenté le mois dernier par toutes ses faces. Ici, pas de clôture à franchir en rampant, c'est un large chemin jusqu'à Aubeyrat et Brugeilles ou nous retrouvons la tranchée d'Aubeyrat et sa gueule de 18m (voir le CR d'octobre 2024 ou J-Paul détaille avec précision et humour l'histoire de cette ligne de chemin de fer).

Mes neurones affectées par cette succession de canicules sont juste capables d'imaginer qu'une gueule de 6 pieds de long est 10 fois plus petite que celle-ci de 18m. Mais ici personne ne fait la gueule; les cinq joyeux pèlerins-lurons s'amusent et Filou s'autorise un bain dans l'Allagnon pendant que nous cherchons les belles impatiences du Tibet... mais les Tibétains et les impatiences ont disparu en ce mois d'août.

Le retour à Blesle  se termine le long de la Voireuse aux alentours de midi juste pour les apéros et nous ne sommes plus que 3 rescapés pour le pic-nic les pieds dans l'eau et plus que deux à verser des larmes de nostalgie. Heureusement Joëlle, excusée pour la marche, vient nous rejoindre après le concert sieste  et la fête continue à la maison Barrès par du lyrique-électrique qu'une averse — attendue—, vient interrompre. Mais l'Eglise nous accueille quelles que soient nos motivations pour terminer ce concert très électrique*.

Promis à la rentrée nous ferons carton plein avec toutes ces graines semées.

Mireille

* Duo de voix lyrique et guitare rock avec qui les frontières disparaissent: n'est ce pas là une des missions principales de la Loco?

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