C'était la randonnée de toutes les discordes sur les kms annoncés, le nombre de participants changeant au gré du vent et des kms mais tout a bien fini autour de nombreux desserts sucrés et un peu salés dans un autre registre.
Tout avait bien commencé par un timing synchro à Lubilhac et la rencontre fortuite de Marie-Thérèse et Éric cherchant une hypothétique rando qui n'était pas la nôtre. Du coup on les a invités et convaincus. Et grâce à eux, nous étions 10 pour 11 kms supposés; une bagatelle. Avant le départ de chez notre potière préférée de Glaizeneuve, on a déposé nos picnics y compris celui J-Marc égaré (le picnic ou J-Marc?) et la glacière d'époque soviétique de Florence.
En avant sans chien ni enfant pour arpenter les chemins avec vue sur les Monts du Cantal, du Cézalier, du Sancy et des Dômes, vue comparable à celle depuis le Suc de Loubarcet et avec seulement 221m de dénivelé. En chemin nous avons rencontré, juste avant le hameau de La Fage, une famille d'Equus Asinus (papa, maman et le petit) puis avons filé en direction de la ferme "Le Rouge" avec ses toits rouges narguant le Cantal tout près et ses toits gris. Et nous on devient un peu rouge car notre astre pas du tout éclipsé commence à chauffer.
Les chemins de terre nombreux (lequel choisir?) doivent nous amener à Garnigoule, haut lieu associatif et artistique, mais les kms qui sont des miles démoralisent la moitié de la troupe qui a hâte d'arriver à Lubilhac (pas pour boire la limonade au bistrot mais pour retrouver la voiture de JM qui les conduira à Glaizeneuve plus rapidement et sans forcer). Il fait chaud, les kms sont trop longs, les genoux s'usent et midi approche!
Pendant que l'équipe des pressés, fatigués ou affamés retrouvent la voiture et l'ombre de la jolie chaumière de Valérie, l'autre club des 5 fait des photos devant la maison de Claire et Didier qui nous avaient accueilli le jour de l'incendie pour la clôture du spectacle de danse, musique et théâtre.
Nous voilà enfin à Lubilhac à chiper quelques mirabelles près de la maison d'Eole qui n'habite pas Rue des Treize vents, mais pas loin et qui viendra partager le picnic dans 1 heure... ou deux.
Après la traversée de Cistrières et Tany au loin enfin les toits de Glaizeneuve! (façon de parler car toutes les maisons n'ont pas de toits) et on est content d'arriver après 5h et plus de marche... et très attendus.
Florence, l'autre, est venue exprès rien que pour partager le repas avec nous et elle ne le regrettera pas même si elle se fait piquer ses crudités. Pas de panique la table est bien remplie. Le compte est bon; 10 - 5 +3 -1+2 et on peut trinquer au Muscat et au jus de pommes et croquer les tomates de Paul pour célébrer ce dimanche (nous avons omis le Bénédicité.)
La géologie de Glaizeneuve doit être à l'origine de quelques dérapages sur des sujets quelque peu moins appétissants que tous les taboulé, tarte tomate, tarte aux blettes, et autre petits cakes et crudités, et on ne sait pas comment on a glissé du hamac avec ou sans moustiquaire dans les toilettes sèches à séparation.
Pourtant tout avait bien commencé par le poème de Thérèse "Je voudrais être un chêne". Est-ce emporté par un élan de poésie que Paul en voyant le charbon purificateur dans la carafe d'eau a évoqué le livre de Gyula Endes "Le charme discret de l'intestin". et c'est ainsi que nous sommes descendus du hamac par l'échelle de Bristol, peut être un peu trop mollement au goût de Flo (l'autre) biologiste sans doute et très instruite sur le sujet car entre le gâteau aux poires, la tarte aux pommes et la tarte mirabelle au sucre de canne, elle nous a servi une leçon de choses imagée aux qualificatifs évocateurs; un régal. Oui tout fut un régal pour nos papilles et nos esgourdes.
Nous nous sommes quittés heureuses, heureux, fatigués certes, mais réconcilié.e.s sur ces maudits kms.
Mireille