Le dimanche 20 avril, trois bénévoles de la LOCO qui habitent le Puy en Velay avaient proposé à des réfugiés de venir partager le dimanche après-midi avec eux. Une virée dans le Mézenc.
Ce samedi 11 mai, ils ont relancé l’invitation. Ils avaient prévu d’être 9 et se sont retrouvés à 6. Deux étaient partis rejoindre des copains à Clermont-Ferrand et un était au travail à la cueillette de champignons.
Parmi les trois réfugiés, deux étaient des nouveaux : Quadratullah et Abdul… En montant dans le Mézenc, Abidullah déclare : « Merci ! ça va nous changer la tête… ».
En arrivant dans le hameau où Mylène et Didier ont un petit pied à terre, chacun s’est lancé dans une action. Zainullah armé d’un rotofil, a nettoyé ses alentours. Quadratullah, de son côté, a trouvé une pince coupante et a taillé les arbustes qui avaient tendance à prendre un peu trop de place sur le chemin. Abidullah a préparé un plat de riz. Abdul a fait cuire sur le grill des magrets de canard. Un vrai festin à la campagne. Autour de la table, en plus des plats, des échanges sympathiques.

Christophe, un voisin est venu proposer ses services afin de mettre en eau le pied à terre et cela a permis de laver la vaisselle. Zainullah, qui se perfectionne en français sur son lieu de travail, lâche un « On se casse maintenant ! » … Croyant déclamer un Français haut de gamme.
Il voulait montrer à ses amis le Mézenc et se rendre aux Estables. Une fois arrivé dans ce joli village au pied du Mont Mézenc, le petit groupe s’est dirigé aux ‘fermiers du Mézenc’. Quadratullah voulait acheter du fromage de brebis qui vient de chez Christophe et Isabelle. Lui-même travaille dans une fromagerie à Blavozy.
En sortant de ce commerce de producteurs locaux, Zainullah propose d’aller faire un tour de luge dans les hauteurs de ce village. Un monde fou en ce dimanche. Une attente d’une demi-heure avant d’obtenir les tickets. Mais il fallait voir comme ils étaient heureux de ce tour de luge. De vrais enfants.

De retour sur les lieux du pied à terre de Mylène et Didier, Zainullah a voulu aller voir la cascade. Voilà l’équipe qui descend de la voiture pour aller à la cascade. « Didier, tu peux aller nous attendre en bas de la cascade ! ». Après une attente d’une demi-heure, la voiture reprend sa route. Mylène nous attendait pour partager la pompe aux pommes faite maison. Un délice vu le plat vide.
La journée prend fin.