Après le succès fulgurant de l'inauguration de la Loco-mobile à Lubilhac, sa présence à Bosbomparent lors du festival du Cerf-Volant La Fête des cerfs-volants à Bosbomparent | La Loco, le mardi 27 mai la voilà qui prend la direction de Ladignat, commune de Saint-Just.
Anne-Lena prend le volant du minibus à 14h avec à son bord quelques résidents du CADA et Lucas. Bien entendu, auparavant la LOCO’MOBILE était accrochée à l’arrière.

Arrivée à Ladignat, la voici installée sur le terrain communal devant la sculpture du motard. Mais la LOCO’MOBILE n’est pas étrangère sur ces lieux. Ce sont des habitants de ce hameau de Saint Just qui l’ont offerte à La LOCO. Mais comme l’a souligné un des habitants ‘Elle a pris des couleurs !’.

Mais pourquoi La LOCO voyage-t-elle ainsi à travers les hameaux et les communes du territoire ? Tout simplement pour aller à la rencontre des habitants. Mais dans quel(s) but(s) ?
Dans un tweet récent, Adam Grant, psychologue à Wharton et auteur à succès du New York Times, a émis une suggestion simple mais percutante : « Il y a quatre raisons de se rencontrer : décider, apprendre, créer des liens et agir. Si cela ne sert pas l'un de ces objectifs, annulez-le. »
Décider ! Avec la LOCO’MOBILE, Les membres du Conseil d’Administration de l’Association a décidé de parcourir le territoire. Il s'agit de haltes actives à travers lesquelles, groupes par groupes, individu par individu, La LOCO va s'intéresser à ceux qui habitent ou investissent les villages. Prendre le temps pour être avec les habitants. Pour se lier, créer de l’attachement, dans un rapport de personne à personne.
Apprendre ! Ce fut le cas à Ladignat ! Car en plus d'une joyeuse rencontre autour d'un café, La LOCO en partenariat avec le maire de la commune, a proposé une visite découverte des sculptures faites par l’Irénée (Irénée Orceyre), un des habitants de ce village décédé en 2010.
Selon les dires du guide du jour, Jérôme JOUSSOUY, l’Irénée a souhaité, à travers ses sculptures, laisser une trace de ses découvertes. C’est en déambulant dans les rues de Ladignat, que la vingtaine de personnes présentes ont pu découvrir ou redécouvrir les œuvres de cet habitant curieux de la vie d’hier et d’aujourd’hui.
Une habitante de Saint Just.

Créer des liens ! Ce fut également le cas. Parmi les habitants de Ladignat plusieurs ont pris le temps de parler avec les trois résidents du CADA présents. Mais ce fut également l’occasion de retrouvailles pour d’autres. « Ces animations permettent de retrouver des gens que je n’avais pas revus depuis très longtemps ! » Une habitante de Saint Beauzire, une commune voisine.
Agir ! Déjà des rencontres entre habitants ont lieu dans chacun des villages. Mais en mettant en place ces animations à travers le territoire, la LOCO agit pour raviver les couleurs du Vivre Ensemble.
Alors rendez-vous pour la prochaine sortie de la LOCO’MOTIVE aux BORDES de Saint-Beauzire !
Parmi les œuvres, une a retenu mon attention celle qui reprend la fable de La Fontaine : LE LOUP ET LE CHIEN
Cette fable a été éditée dans le premier recueil des Fables de La Fontaine, pour la première fois en 1668 (fable n°5 du livre I).
Elle oppose deux bêtes proches par la morphologie mais qui ont deux différents modes de vie : l’une est sauvage et l’autre est domestique. Cette confrontation permet à La Fontaine de présenter deux conditions : l’insécurité liée à la liberté et le confort lié à la servitude.
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue[4] aussi puissant que beau,
Gras, poli[5], qui s'était fourvoyé[6] par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin[7] était de taille
À se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos[8], et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
« Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils[9] y sont misérables,
Cancres[10], hères[11], et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche[12] lippée[13] ;
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
– Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs[14] de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. »
Le Loup déjà se forge[15] une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu'est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
– Mais encore ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu'importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.






