On dit que chaque année en France depuis 1981, le 21 juin, pour la fête de la Musique, se déchaînent foudre, orages et pluies battantes, que la météo y est déplorable. Vengeance céleste contre une création d'un gouvernement socialiste? Inexorable règle qui veut que chanter faux fait pleuvoir?
Toujours est-il que cette année 2023, à Brioude, c'était sans compter avec la fortune météorologique qui accompagne la Loco depuis quelques temps, lorsqu'elle organise ou participe à un événement en extérieur. Ainsi lors de la Fête des Jardins et de Godiv'Art. Bon c'est vrai, ça marche pas toutes les fois (Anzat-le-Luguet)!
Alors que toute la journée, le ciel avait été couvert et menaçant, les ondées incessantes et que les chaînes de TV en continu titraient "Fortes pluies, grêle. Les orages risquent de venir gâcher la Fête de la Musique" ou "Orages : plusieurs villes annulent les concerts de la Fête de la musique", nous commencions à avoir de grosses inquiétudes quant à la sortie que nous avions organisée pour aller à Brioude participer à la dite-fête. Nous avions loué un grand car de 64 places qui devait arriver au CADA à 19 h et craignions (notez le i de l'imparfait de l'indicatif du verbe craindre) de ne pas remplir le bus.
Agnès, Fred et Hashmat étaient venus au Cada pour battre le rappel. Si bien que quand le bus est arrivé, la plupart des personnes étaient déjà sur place. Et le temps de faire le tour du Cada, pour voir s'il n'y avait pas de retardataires - c'est à ce moment que j'ai croisé Fénelon qui m'a dit qu'il ne viendrait pas parce qu'il allait pleuvoir - le bus a pu partir, quasi plein, à 19h15.

C'était peut-être un peu tôt, quand nous sommes arrivés vers 19h45, place de la mairie, les musiciens n'étaient pas encore installés. Mais il y avait quand même pas mal de gens qui déambulaient dans les rues de Brioude. Petit à petit, en différents points de la ville montaient des échos de chants ou d'instruments de musique. Devant le café associatif la Clef, une chanteuse et un guitariste venus des Iles Canaries interprétaient du flamenco.

Ce qu'il y a de bien à la fête de la Musique, c'est que même si on n'aime pas la musique, ce moment reste - et ces moments sont rares - un vrai événement social. Il y a tellement de gens dehors qu'on peut y rencontrer un tas de personnes. Ainsi au détour d'une rue, sommes-nous tombés sur Corinne, bénévole de la Loco.

Ou en terrasse sur la place du Postel, sur les Larouère de Molompize,

qui, sont de grands danseurs de rock

Trêve de billevesées. La nuit, même au solstice d'été, finit par arriver. Nous continuons nos déambulations dans la ville.
Devant la clef, le groupe de flamenco a cédé la place à un groupe de deux personnes qui interprètent des morceaux, mélanges d'acoustique et d'électrique, parfois expérimental, très cool. Fred apprécie beaucoup. Les flamenquistes sont attablés avec les colombiens du Cada, contents sinon d'avoir trouvé des compatriotes, du moins de pratiquer leur langue commune.

Nous nous étions fixé rendez-vous à 23h au parking de la mairie avec le Bus. Il est bientôt temps d'y retourner.
Comme au départ, tout le monde était présent au rendez-vous, à l'heure dite. Fénelon, qui n'avait pas voulu monter avec nous dans le car au Cada, était là aussi. Se ravisant, voyant qu'il ne pleuvrait pas, il était venu à Brioude en vélo. Il restait quelques places de libre, il a pu rentrer avec nous.
Il n'est pas tombé une seule goutte de pluie. Les nuages menaçants en fin d'après-midi ont disparu dès le début de soirée pour laisser un vrai ciel d'été. La chance nous poursuit.