À l'Unicon de Grenoble, suite

Jeudi 29 juillet, réveil à 6h 45 et départ à 7h30 pour rejoindre la Halle Clémenceau, lieu où se déroulaient les épreuves de trial. A l’arrivée, nous avons attendu presqu’une heure avant de prendre nos postes. La salle était séparée en trois parties, une avec des épreuves dites faciles, une avec des épreuves moyennes et l’autre avec des épreuves difficiles.

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Nous nous étions portés volontaires pour être juges pour les compétiteurs. Ce fut une expérience formidable. Notre mission était de juger les compétiteurs et de valider l’épreuve. Ils avaient le droit de faire plusieurs essais. Les compétiteurs se sont entraînés pendant des mois et des années et nous, nous étions là pour valider l’épreuve et leur avenir dans la compétition.

Nous avons été impressionnés par le professionnalisme de certains compétiteurs. D’être juge c’est une expérience et c’est impressionnant. « C’est la première fois que je participais à ces épreuves … Le champion du monde est passé sur mon épreuve. »

Comme juge, cela ne demandait pas de savoir faire du monocycle, mais avec les consignes reçues, nous pouvions valider les épreuves. Le juge doit être impartial. Mais on les a tout de même encouragés. C’était formidable.

« Le maire de Grenoble, Éric PIOLLE, est venu sur le site. Philippe NICOLINO, Directeur de l’Union Nationale Sportive Léo Lagrange, l’accompagnait. Il m’a présenté et a expliqué d’où venait l’équipe. Le maire de Grenoble était content de notre engagement comme bénévole. Une dame qui était présente avec lui nous a aussi encouragés. Nous avons conscience de bénéficier de beaucoup de choses parce que nous entrons dans l’histoire en participant à un évènement mondial comme celui-ci. »

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Grâce à l’activité d’aujourd’hui, l’expérience que nous avons acquise entant qu’arbitre est de connaitre une partie spécifique de l’organisation d’une activité sportive. Cela pourra nous servir dans l’avenir. C’est une partie très importante dans la conduite de toute activité sportive. De nous placer devant des compétiteurs, c’est une compétence que nous avons acquise. Les organisateurs nous ont confié une tache à faire. Nous nous sommes donnés à fond. Nous avons mis le meilleur de nous-mêmes. Certains parmi nous ont été impressionnés de voir le nombre de fois où certains reprenaient l’épreuve… Recommençaient pour aller plus loin… Ils n’abandonnaient pas, mais ils recommençaient… même le champion du monde s’est repris en plusieurs fois.

Tout cela dit quelque chose de ce nous avons vécu pour arriver jusqu’en France et demander l’asile.

« Pour moi quand j’ai traversé la frontière entre la Serbie et la Hongrie, j’ai essayé 15 fois et ensuite j’ai pris une autre route. J’ai vu aussi quelqu’un qui a essayé 15 ou 20 fois sur mon épreuve et qui est partie sur une autre. »

« J’ai essayé cinq fois de passer entre la Serbie et la Croatie. Après j’ai changé d’itinéraire et je suis passé par la Roumanie. »

Cela nous fait prendre conscience, qu’avec de la patience et de la persévérance, les objectifs sont atteints. Aussi difficile soient-ils rien n’est impossible.

« Moi, quand je vois quelqu’un qui échoue, cela me rappelle quelque chose. Cela me rappelle beaucoup de choses que j’ai vécues sur la route. En Turquie j’ai pris le bateau pour traverser et arriver en Grèce. J’ai tenté 3 fois. Ce n’était pas facile, mais j’avais toujours l’espoir de réussir. J’ai échappé à la mort deux fois. Et pourtant, je suis ici maintenant. »

« Moi, j’ai eu trois tentatives entre la Syrie et la Turquie. Une marche de 14h… avec des montées, la police… »

J’ai appris qu’il ne faut pas abandonner. Essayer encore et encore. Le moment viendra où tu réussiras. Si cela n’a pas fonctionné, tu peux changer ton plan, mais pas ton objectif.

Unicon suite
Samedi 30 juillet 2022
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